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Le fluvial résiste plutôt bien aux effets de la crise

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publié le 20 juillet 2009

Communiqué de presse - 2 juillet 2009

Au terme des 5 premiers mois de l’année, le transport fluvial résiste plutôt bien aux effets de la crise, notamment grâce au trafic intérieur. Avec un trafic exprimé en tonnes-kilomètres de 3,0 milliards de t-km contre 3,2 milliards de t-km en 2008, la baisse est ainsi contenue à - 5,3%.

C’est grâce au dynamisme du trafic intérieur (+7,6%) que le trafic fluvial parvient à atténuer les incidences de la crise. En contrepoint, le trafic international, plus sensible à la dépression du commerce mondial, enregistre un effondrement de l’activité, soit -11,8% pour les exportations et -35,7% pour les importations.

Dans ce contexte, les bassins dont la vocation est principalement tournée vers le trafic domestique connaissent un niveau d’activité particulièrement soutenu. Ainsi, la Seine réalise un trafic équivalent à la même période de référence de 2008 (+0%) ; mais c’est surtout sur le Rhône que les résultats sont les plus percutants avec une croissance de 9,0%.

+ 18,8 % de croissance pour les conteneurs sur le Rhône et la Seine

Face à la crise systémique de l’environnement économique, deux filières parviennent à se maintenir avec un trend haussier élevé :

o le secteur céréalier, qui profite de l’effet mécanique lié au prolongement de la bonne campagne en cours (+16,0%),

o le secteur des divers (+18,8%), dopés notamment par la reprise des lignes conteneurisées sur le Rhône et la Seine.

A noter en complément, le résultat en demi-teinte des produits pétroliers qui parviennent à maintenir un taux de croissance de 2,6% pour les prestations en t-km, en dépit d’un repli en volume (-3,4% en tonnes).

En revanche, les autres produits s’intégrant plus étroitement dans les flux industriels sont fortement touchés par la récession économique.

A cet égard, le cas de la filière des produits métallurgiques (-38,7%), principalement impactée par la chute de la production automobile*, est emblématique des secteurs fragilisés par la crise. Il touche à la fois le secteur amont : minerais et déchets pour la métallurgie (-34,1%) et le secteur aval : produits métallurgiques (-42,0%).

Les charbons constituent le second secteur où l’incidence à la baisse est la plus élevée avec -22,2%. Outre les conséquences de la crise, ce secteur est victime de l’effet mécanique engendré par la forte activité enregistrée les deux premiers mois de 2008 (réapprovisionnement de la centrale de Vitry-sur-Seine).

La chimie enregistre également une forte tendance baissière avec un déficit de 35,2% en t-km**. Cette filière est également étroitement dépendante de la conjoncture du secteur automobile. En effet, ces derniers taillent dans leurs commandes de plastique, plexiglas, et polyamide, utilisés notamment dans les textiles des habitacles.

Les groupes de chimie pâtissent aussi de la baisse d’activité dans le BTP, qui réduit ses achats de PVC, peintures, colles et vernis.

Le secteur des engrais reste également orienté sur une forte baisse (-48,7% en t-km) due notamment à la forte dépression des livraisons d’éléments fertilisants***.

La baisse constatée sur le secteur des minéraux bruts et matériaux de construction (-3,6%) est pour le moment plutôt bien contenue. Cette évolution s’explique en grande partie grâce à la bonne tenue de ce secteur sur le bassin rhodanien (trafic de sel au départ de l’Esquinau qui profite aux prestations en t-km) .

* à fin avril la production automobile T/T-4 était en recul de 44,8% (source INSEE)

** à fin avril la production de la chimie T/T-4 était en recul de 15,9% (source INSEE)

*** à fin février cet indicateur T/T-4 était en recul de 50,5% (source AGRESTE)

Plus d’informations sur le site de VNF : www.vnf.fr

Télécharger le communiqué de presse : CP VNF conjoncture 290609 (format pdf - 208.3 ko - 20/07/2009)