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Mise au gabarit de 1000 tonnes de l’écluse de Port-Renard :

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publié le 11 décembre 2007

Le mercredi 28 juin 2006 à Vinneuf, M. Jean-François TALLEC,Préfet de l’Yonne, M. Jean-Pierre GIRAULT, conseiller régional d’Ile-de-France représentant le Président Jean-Paul HUCHON, et M. François BORDRY, Président de Voies navigables de France, ont inauguré la nouvelle écluse de Port-Renard, située à l’entrée du canal de dérivation de Courlon, près de la confluence de l’Yonne avec la Seine.

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Travaux d’élargissement de l’écluse
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l’écluse de Port-Renard élargie




Grâce aux travaux d’élargissement à 10,50 mètres de l’écluse de Port-Renard, des convois de 1000 tonnes (contre 400 à 450 tonnes auparavant) peuvent désormais naviguer sur l’Yonne jusqu’à l’aval de Migennes, et ainsi relier la Seine et desservir Paris, Rouen et le Havre. Avec la mise en service du canal à grand gabarit Seine-Nord-Europe, prévue en 2012, la connexion avec le Nord-Pas-de-Calais et l’Europe du Nord sera particulièrement renforcée.
La fin de ce goulet d’étranglement accroît l’attractivité du transport fluvial et ouvre de nouvelles perspectives de trafics. Le potentiel chez les céréaliers, les carriers et la filière bois reste fort. De plus, un projet de ligne de conteneurs et de plate-forme multimodale est à l’étude pour desservir l’agglomération de Sens.

En 2005, le transport fluvial généré par l’Yonne s’est élevé à 134 millions de tonnes-kilomètres (soit 1,8 million de tonnes). Constitués essentiellement de matériaux de construction et de céréales, ces trafics sont à destination de l’Ile-de-France, de la Haute-Normandie et de l’Europe du Nord.

Performant, sûr et plus respectueux de l’environnement que les autres modes de transport , le transport fluvial permet de pénétrer et de traverser les agglomérations fortement soumises à la pression du transport routier. Il dispose d’importantes réserves de capacités sur l’axe Yonne-Seine : la navigation pourrait encore doubler.

Les bénéfices économiques et environnementaux de ces travaux, dont le coût s’élève à 5,1M€, concerneront essentiellement la région parisienne, qui accueille ou voit transiter l’intégralité des trafics générés par l’Yonne. C’est la raison pour laquelle, bien que réalisés dans le département de l’Yonne (région Bourgogne), ils ont été financés par le Conseil régional d’Ile-de-France (35%) et l’Etat (65%), dans le cadre du contrat de plan 2000-2006.
La maîtrise d’ouvrage des travaux a été assurée par l’établissement public Voies navigables de France, qui s’est engagé dans un vaste programme de modernisation des ouvrages de l’Yonne, de la Seine et de l’Oise.

Chargé de 6700 kilomètres de rivières et canaux, Voies navigables de France valorise un patrimoine exceptionnel aux multiples usages. Ainsi, il participe tout autant à l’alimentation en eau des populations, des terres agricoles et du secteur industriel qu’au développement du transport, du tourisme et des loisirs… Placé au cœur des enjeux du XXIe siècle, il est un acteur incontournable du développement durable et de la préservation du cadre de vie.